CADRER
ARBITRER
FAIRE TENIR
RELIER
David Jeanne
David Jeanne

De l’interaction au système, vingt ans à approfondir et élargir mon champ d’action.
Je m’épanouis en tant que Head of Design, parce que je suis incapable de regarder longtemps quelque chose sans vouloir comprendre le système qui le produit et comment le rendre meilleur, qu’il s’agisse d’un produit numérique, d’une organisation, d’une communauté, ou de la pratique même du design.
J’ai commencé en travaillant sur l’interaction, puis le produit, le service, l’expérience. Puis les équipes, les organisations, les systèmes dans lesquels elles évoluent. À chaque étape, le périmètre de ce que je pouvais concevoir s’est agrandi en se construisant sur les couches précédentes. Je continue de me soucier du pixel autant que du modèle d’affaires qui va rendre le design possible.
Cette trajectoire de maturation s’est construite sur des frustrations et des réussites, j’ai régulièrement buté sur les limites de l’échelle précédente, et j’ai dû apprendre la suivante pour que le travail tienne. Concevoir une bonne interaction demande un produit bien cadré. Un bon produit demande une organisation qui décide bien. Une bonne décision demande quelqu’un qui travaille en synergie avec les autres et qui sait à la fois tenir et ajuster une vision.
Je m’épanouis quand je travaille dans la complexité pour en faire émerger quelque chose de bien.
Ce n’est pas tellement un domaine précis qui va m’attirer, ce qui relie Biogen, ManoMano, Ubisoft, PSA, BNP Paribas, CCFD-Terre Solidaire, la DGE et Netwo c’est un type de situation. Beaucoup d’acteurs, beaucoup de contraintes, des décisions à prendre, des produits, services ou expériences à concevoir. En fait, je n’ai jamais eu à choisir entre comprendre le système et concevoir l’expérience, car il a toujours fallu faire les deux dans le même mouvement : que ce soit en recadrant une fonction design réduite chez Biogen, en structurant un framework de conception à l’échelle chez ManoMano, ou en réconciliant quatre directions autour d’une architecture qui, cinq ans plus tard, porte toujours le site de CCFD-Terre Solidaire.

Ce n’est donc pas tellement un domaine précis qui va m’attirer, en revanche il a besoin d’une caractéristique clé : être vertueux.
La mission, la vision, et les valeurs de l’entreprise doivent porter quelque chose de vertueux, de juste et de bénéfique pour les personnes et les systèmes pour qui elle agit.
Je me suis formé tout au long de ma carrière.
Je viens de neurosciences (neurophysiologie & génétique), puis j’ai bifurqué vers “sociologie et ergonomie des interactions” pour lancer ma carrière vers le “faire”. Tout au long de celle-ci, j’ai suivi de nombreuses formations (management, communication, techniques de conception, …), et ces trois suivantes ont été particulièrement fondatrices :
Le d.MBA a comblé ma capacité à parler la langue de la gouvernance (construire un business case, tester un business model avant de le concevoir, relier une décision design à un compte de résultat et à des hypothèses vérifiables, …) pour que mes arbitrages design deviennent des positions défendables devant une direction financière, au même titre que n’importe quelle autre fonction.
Le Mastère Spécialisé Sustainable Innovation by Design de l’ENSCI-Les Ateliers a posé une question différente : jusqu’où le design peut-il réellement agir ? Pas seulement sur un produit ou une équipe, mais sur les conditions systémiques (réglementaires, territoriales, écologiques, …) dans lesquelles une organisation opère. C’est de cette question, et d’une thèse professionnelle de deux ans, qu’est né mon travail sur le Design Transformatif, aujourd’hui formalisé dans un playbook de 290 pages que j’ai conçu et diffusé de bout en bout. Un projet de design complet, au service de la communauté des designers et des entreprises qui veulent agir plus en profondeur.
Leading Complex Projects, à IDEO U, a travaillé à la frontière entre stratégie et opérations : comment guider une équipe quand l’information est incomplète et que les repères classiques de management et leadership ne suffisent plus. Cette formation m’a donné des outils pour équilibrer logique et intuition, clarifier le “pourquoi” d’un projet avant sa mécanique, et transformer un blocage en levier et lever le brouillard dans les décisions. Des réflexes que je mobilise aujourd’hui à chaque fois qu’une équipe doit avancer sans attendre que toutes les inconnues soient levées (c’est-à-dire “tout le temps”, non ?).
Ces formations ont changé l’échelle à laquelle je peux exercer mon métier.
Je centre le design
sur l’humain,
sur le système qui le produit,
et sur le système dans lequel il s'inscrit.
Concevoir uniquement pour l’utilisateur final ne suffit plus lorsque ce qu’on construit modifie aussi le travail des équipes, les décisions d’une direction, ou le système d’acteurs et de vies dans lequel il va s’intégrer. Je pratique un design à la fois centré sur l’humain et conscient du système : attentif à l’expérience vécue, responsable de ce qu’elle produit au-delà d’elle-même.
Un design pluriel pour comprendre, résoudre, simplifier, prototyper, et transgresser, selon ce que la situation demande.
Quelques convictions qui reviennent projets après projets :
01 — Comprendre avant d’agir
02 — Rendre la complexité actionnable
03 — Relier le macro au micro
04 — Concevoir le système et pas seulement le livrable
05 — Exceller là où ça compte

J’anime des workshops expérientiels dans les Burns, je suis fasciné par les univers narratifs à grande échelle et cela infuse ma manière de concevoir.
Depuis plus de douze ans, je conçois et anime des workshops expérientiels dans des Burns : des événements construits hérités de Burning Man (dont je fais partie de DPW, l’équipe de construction) autour de la co-création et de la transformation collective. C’est un des terrains d’observation qui a nourri mon travail sur le Design Transformatif : on y voit, à l’échelle d’une communauté entière, ce qui rend une expérience réellement transformatrice plutôt que simplement mémorable.
Je suis aussi admiratif de ce que Marvel a construit avec son univers cinématique : quarante films et plus de vingt séries qui tiennent ensemble, cohérents, sur quinze ans. Beaucoup y voient un symptôme d’appauvrissement du cinéma, personnelement j’y vois un exercice de storytelling à l’échelle inégalé, la même discipline que je cherche à appliquer à un système de produits ou à une organisation : faire tenir une multitude de pièces dans une seule cohérence, dans la durée.
Et j’aime me perdre dans des jeux de plateau qui marient immersion narrative et complexité systémique : les jeux Edge, Battlestar Galactica en tête, où chaque partie est une leçon de coopération sous incertitude et de décision collective sous pression.
Après vingt ans à concevoir des produits, des expériences, des équipes et des systèmes, la suite est claire.
Je cherche à diriger une fonction de conception et de transformation, au croisement du produit, de l’expérience, de l’innovation et de l’organisation.
Vous êtes une organisation en changement d’échelle, confrontée à une complexité utilisateurs / usagers réelle, où le design existe déjà mais doit devenir une capacité stratégique ?
Parlons ensemble.