Logo Design Transformatif

RECHERCHE PAR LE DESIGN & DIRECTION ÉDITORIALE

·


J’ai équipé le design pour l’ère de l’économie de la transformation

Un travail de recherche mené à l’ENSCI devenu un nouveau paradigme de design, une méthode en quatre axes et un playbook de 290 pages pour aider les designers à concevoir des expériences qui transforment durablement les personnes.

Atelier de transformation Disneyland Paris
Atelier de transformation Disneyland Paris

En bref

Dans « The Experience Economy », les économistes Pine et Gilmore ont montré comment la valeur économique grimpe d’une ère à l’autre : matières premières, produits, services, expériences, et désormais transformation du soi. Designers, nous sommes démunis face au design de transformations du Soi et face à cette direction que prend l’économie. J’ai fait de cet angle mort le sujet de ma thèse professionnelle à l’ENSCI-Les Ateliers, dans le cadre du Mastère Spécialisé Sustainable Innovation by Design. Après deux ans de recherche intensive construite sur un terrain d’observation plus ancien, notamment douze ans de fréquentation de communautés dites transformatrices et rituelles comme Burning Man, j’ai bâti un corpus interdisciplinaire, l’ai confronté à des chercheurs internationaux, puis l’ai converti en un paradigme complet : le Design Transformatif. Il répond à cette question : comment, en concevant de bons produits et de bons services, pouvons-nous concevoir des expériences qui aident réellement des personnes à changer ?

Ce paradigme s’incarne dans une méthode en quatre axes, un parcours en six phases et une doctrine éthique. Pour qu’il quitte le cercle académique et devienne actionnable au plus vite par les designers, je l’ai transformé en produit éditorial à part entière : Le Playbook du Design Transformatif, 290 pages que j’ai conçues, prototypées, éditées, financées en crowdfunding par une campagne de précommandes qui a vu la vente de 270 exemplaires en six semaines, fait imprimer, et distribués moi-même.

Un projet de design complet, de l’idée à la distribution, qui apporte une pierre à l’édifice du Design et du Business.

50

SOURCES CROISÉES

50 articles scientifiques et ouvrages, croisant anthropologie, psychologie, philosophie et recherche en design, confrontée à des chercheurs internationaux du domaine.

50

SOURCES CROISÉES

50 articles scientifiques et ouvrages, croisant anthropologie, psychologie, philosophie et recherche en design, confrontée à des chercheurs internationaux du domaine.

50

SOURCES CROISÉES

50 articles scientifiques et ouvrages, croisant anthropologie, psychologie, philosophie et recherche en design, confrontée à des chercheurs internationaux du domaine.

290

PAGES DE THEORIE ET DE METHODE

290 pages, dont 140 pages de méthodes et ateliers exclusifs. Un paradigme en quatre axes, un parcours en six phases, entièrement actionnable par des designers.

290

PAGES DE THEORIE ET DE METHODE

290 pages, dont 140 pages de méthodes et ateliers exclusifs. Un paradigme en quatre axes, un parcours en six phases, entièrement actionnable par des designers.

290

PAGES DE THEORIE ET DE METHODE

290 pages, dont 140 pages de méthodes et ateliers exclusifs. Un paradigme en quatre axes, un parcours en six phases, entièrement actionnable par des designers.

270 · 6

270 EXEMPLAIRES VENDUS EN 6 SEMAINES

La preuve par le marché, les designers ont besoin du Design Transformatif.

270 · 6

270 EXEMPLAIRES VENDUS EN 6 SEMAINES

La preuve par le marché, les designers ont besoin du Design Transformatif.

270 · 6

270 EXEMPLAIRES VENDUS EN 6 SEMAINES

La preuve par le marché, les designers ont besoin du Design Transformatif.

Nommer un angle mort

Pine et Gilmore ont théorisé la progression de la valeur économique : à mesure qu’un marché arrive à maturité et se banalise, il ne peut se différencier qu’en montant d’un cran : des matières premières aux produits, des produits aux services, des services aux expériences. Chaque bascule, la discipline du design a suivi et outillé le mouvement. Depuis 20 ans, Pine et Gilmore posent qu’une cinquième ère s’ouvre : celle où une expérience, suffisamment personnalisée et prolongée dans le temps, finit par transformer durablement la personne elle-même. La métrique n’y est plus le temps bien dépensé, mais le temps bien investi pour soi.

Sur ce nouveau territoire, le design n’a ni vocabulaire, ni méthode, ni garde-fou. Nous savons rendre un parcours utile, agréable, désirable ; nous savons réduire la friction et maximiser la conversion. Mais derrière l’usage parfait, quel est notre véritable impact humain et comment l’orchestrer avec méthode et rigueur ? En l’absence de cadres adaptés, la transformation reste un heureux hasard plutôt qu’une intention de conception.

En vingt ans de product design, de stratégie et de leadership, j’ai vu notre discipline gagner en maturité. Cette maîtrise est indispensable. Elle est aussi devenue une commodité. En parallèle, pendant douze ans, j’ai vécu de l’intérieur des transformations conçues à dessein, notamment 10 participations à Burning Man dont je fais partie de l’équipe de construction. Mon regard de designer n’a cessé d’observer, d’analyser et de préparer ce qui allait devenir un travail de thèse à l’ENSCI-Les Ateliers.

Mon hypothèse de départ : si certains dispositifs favorisent systématiquement de tels déplacements, il doit être possible d’en comprendre les conditions de conception. Comment le design peut-il intentionnellement favoriser des expériences transformatrices ? Un exemple : Strava a des utilisateurs dans le persona « je n’arrive pas à faire du sport, pourtant j’aimerais bien » ; le Playbook donne l’approche pour les transformer en personnes du persona « je suis à présent un sportif ».

Analyse d’activité au call center Disneyland Paris

Cette matière propre à l’économie de la transformation, ni le design de produit, ni le design de service, ni le design d’expérience ne savait comment la nommer ou agir dessus. Le Design Transformatif ajoute une profondeur d’intervention et une méthode pour concevoir le passage sans prétendre programmer la transformation intérieure.

Rendre la théorie actionnable

Pour éviter que le Design Transformatif reste un concept inspirant mais impraticable, j’ai construit une méthode complète, documentée sur 140 des 290 pages du playbook de la même façon didactique et actionnable que les grands livres de méthodologies de design qui m’ont inspiré.

01 Comprendre le Soi Actuel : la recherche exploratoire dépasse le classique « besoins, motivations, pain points » pour cartographier les scripts identitaires, les contextes cristallisants et le manque de sens.

Atelier de stratégie produit

02 Définir un horizon de transformation : les ateliers de Question Transformationnelle et la matrice PATH (Préserver, Activer, Transformer, Aider) obligent l’équipe à transformer une intention généreuse mais floue en arbitrages explicites, sans jamais prescrire un « meilleur humain ».

La matrice PATH, l'un des outils du Design Transformatif

03 Concevoir le passage : grâce aux Archétypes de Guidance, un Journey Transformatif en six phases (Anticipation, Émancipation, Passage liminal, Amélioration, Rémanence, Réconciliation identitaire) rend visible ce que les parcours UX classiques laissent hors champ : l’avant qui prépare, l’entre-deux qui déstabilise avec le dilemme désorientant, l’après qui permet à la transformation de tenir.

04 Évaluer le déplacement : une architecture combinant mesures phénoménologiques et psychométriques sur trois horizons temporels, pour ne pas confondre intensité émotionnelle et transformation réelle. Le système peut être audité à travers sept critères explicites permettant à un tiers de reconnaître, ou de contester, un projet de Design Transformatif.

Construire un champ de connaissance

Le sujet infusait depuis longtemps, mais la bascule s’est jouée en deux ans de travail intensif à l’ENSCI, précédés d’un premier défrichage : plusieurs années à y réfléchir, puis une conférence donnée sur les leçons de Burning Man qui m’avait déjà forcé à poser les premiers jalons conceptuels.

Le phénomène que je voulais outiller était éclaté entre plusieurs disciplines. J’ai construit un corpus de cinquante articles scientifiques et ouvrages, reliant l’anthropologie (rites de passage, liminalité, communitas), la psychologie (cognition transformatrice, accommodation, émotions eudaimoniques), la philosophie (expérience vécue, pragmatisme) et la recherche en design (design émotionnel, Liminal Design, Transformative Experience Design).

50 articles et livres décortiqués, analysés, synthétisés, comme matière première de travail

Cette synthèse consistait à juxtaposer des références, à cartographier les convergences, les contradictions et surtout les angles morts : surinvestissement de l’hédonie, confusion entre émotion intense et transformation, absence d’intégration post-expérience, manque d’outils reliant une intention de transformation à des décisions concrètes. Puis à itérer sur un modèle permettant de designer les conditions de l’émergence de la transformation profonde : intégrer l’après-expérience au cœur de la méthode, assumer qu’on ne conçoit jamais directement une expérience intérieure, mais des artefacts, des situations et des seuils susceptibles de la favoriser.

J’ai ensuite confronté mes hypothèses à des chercheurs internationaux. Le Professeur Andrea Gaggioli, dont le laboratoire est à l’origine du terme Transformative Experience Design, et Johan Liedgren, pionnier du Liminal Design, ont dirigé mes travaux. Puis auprès de 16 designers, artistes, PO, PM, CEO afin de voir si le sujet résonnait. L’attente était forte.

Déplacer le paradigme

Le Design Transformatif ne remplace pas l’UX, ni le design émotionnel, ni le design stratégique : il ajoute une profondeur d’intervention, et pose une autre question de qualité : le dispositif fonctionne-t-il seulement dans la vie de l’utilisateur, ou agit-il aussi sur la manière dont celui-ci se perçoit et se définit ?

Historiquement le design a principalement agi sur les qualités pragmatiques : rendre utile et efficace.
Puis les qualités hédoniques : rendre plaisant et désirable.
Plus récemment, les produits et services activent les qualités eudaimoniques : produire du sens et de l’accomplissement.
Pour entrer dans l’économie de la transformation, le Design Transformatif active un quatrième niveau de qualités, nommées métamorphiques, qui déplace durablement la façon dont une personne se voit, voit son rapport avec les autres et avec le monde.

Atelier de stratégie produit

Cette distinction fonde le paradigme : le design n’agit plus seulement sur l’artefact ou l’interaction, mais sur une trajectoire reliant un Soi Actuel, un Soi en Transition et un Nouveau Soi possible. Le rôle du designer est d’orchestrer un milieu potentiel : appel, rupture, protection, mise en sens, soutien social, intégration, issu des modèles d’anthropologie des rites initiatiques. Cette posture rend la transformation concevable sans la penser programmable.

Entrer dans un système par l’expérience vécue, en révéler les structures invisibles, les confronter à la recherche, les rendre actionnables.Puis construire toutes les conditions pour qu’une idée devienne une réalité partagée.

Entrer dans un système par l’expérience vécue, en révéler les structures invisibles, les confronter à la recherche, les rendre actionnables.Puis construire toutes les conditions pour qu’une idée devienne une réalité partagée.

Entrer dans un système par l’expérience vécue, en révéler les structures invisibles, les confronter à la recherche, les rendre actionnables.Puis construire toutes les conditions pour qu’une idée devienne une réalité partagée.

Éprouver, valider et publier

La méthode s’est développée au contact du terrain, notamment auprès de l’entreprise à mission Warren Walter et de son programme PimpMyApp, dispositif de professionnalisation en partenariat avec France Travail et l’APEC. L’objectif était de concevoir une expérience transformatrice pour des commanditaires réfractaires afin de redonner du sens à leur travail. Ce terrain a permis d’itérer sur tous les aspects du modèle entre les chercheurs, les designers et le terrain. C’était intense, j’ai peu dormi car le potentiel de ce sujet était clair mais énormément de travail était nécessaire. Et le résultat était là.

Le livre de David Jeanne est un game changer.

GENEVIEVE SENGISSEN

Directrice pédagogique de l’ENSCI-Les Ateliers

Le livre de David Jeanne est un game changer.

GENEVIEVE SENGISSEN

Directrice pédagogique de l’ENSCI-Les Ateliers

Le livre de David Jeanne est un game changer.

GENEVIEVE SENGISSEN

Directrice pédagogique de l’ENSCI-Les Ateliers

25 exemplaires du prototype du livre ont été envoyés à des designers seniors et head of, des chercheurs et CEO, afin d’avoir un retour « test utilisateur » de leur lecture. Un de ces exemplaires était le support de restitution de thèse auprès de l’ENSCI. Leurs retours m’ont permis de modifier le livre et ont validé son potentiel.

Ce livre est une boîte aux trésors qui propose des concepts et des outils permettant de penser plus loin la transformation by design. Pour moi, c’est la première pierre d’une nouvelle pratique du design.

LIV DANTHON LEFEBVRE

Designer Stratégique & Autrice de “46 bonnes pratiques en UX Design

Ce livre est une boîte aux trésors qui propose des concepts et des outils permettant de penser plus loin la transformation by design. Pour moi, c’est la première pierre d’une nouvelle pratique du design.

LIV DANTHON LEFEBVRE

Designer Stratégique & Autrice de “46 bonnes pratiques en UX Design

Ce livre est une boîte aux trésors qui propose des concepts et des outils permettant de penser plus loin la transformation by design. Pour moi, c’est la première pierre d’une nouvelle pratique du design.

LIV DANTHON LEFEBVRE

Designer Stratégique & Autrice de “46 bonnes pratiques en UX Design

Atelier de stratégie produit

Financer la publication

J’ai pensé le Playbook comme un objet éditorial complet entre recherche académique, rituel de passage, manifeste et manuel opérationnel, avec une direction artistique propre, pensée sur la tension entre rigueur rationnelle et passages de seuil. Si des éditeurs se disaient intéressés, l’autoédition me permettait de conserver l’intégrité de l’approche et la singularité graphique, mais déplaçait aussi tout le risque vers moi. J’ai conçu une campagne de précommande sur Ulule comme dispositif de financement, test de désirabilité et premier acte de constitution d’une communauté.
La campagne a vendu le playbook à 270 précommandes en 6 semaines. Sans distributeur, ni intermédiaire, ni budget média.

Atelier de stratégie produit

Finalement

En plus d'avoir écrit un livre sur une nouvelle manière de designer, j’ai construit les conditions pour qu’elle puisse exister : un corpus, un paradigme, des partenariats avec des figures fondatrices, une méthode testée et validée par les pairs, un playbook complet, un modèle de financement et les premiers praticiens d’un champ. Ceci afin d’équiper la discipline avant que l’économie de la transformation ne devienne, comme l’expérience avant elle, une exigence à laquelle nos entreprises vont nous demander de répondre sans que nous y soyons préparés.

Ainsi, je conçois les cadres stratégiques, formels et humains par lesquels de nouvelles manières d’être et d’agir deviennent possibles.

Et surtout, si votre entreprise entre dans l’ère de l’économie de la transformation, si votre marque promet un état nouveau à ses utilisateurs, usagers, clients, et que vous souhaitez que cette promesse soit une réalité : je suis expert de comment faire advenir de telles transformations.

Atelier de stratégie produit

J’ai équipé le design pour l’ère de l’économie de la transformation

Disponible pour un CDI

Si votre entreprise promet un état nouveau à ses utilisateurs et souhaite rendre cette transformation réelle, parlons-en.

David Jeanne

David Jeanne